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Notre histoire

L’histoire de LOULOU BEIGNET commence loin d’un laboratoire parfaitement équipé. Elle naît d’un projet qui change de forme, d’un départ de Nancy vers le Sud, de rencontres décisives et d’une volonté de travailler malgré les refus. Thierry raconte ici ces premiers pas, jusqu’au moment où une caravane nommée Esmeralda et une place au camping Port Viel rendent enfin l’aventure possible.

Le trajet des débuts

Du Nord jusqu’à la Méditerranée

  1. 01Nancy
  2. 02Argelès
  3. 03Canet-Plage
  4. 04Le Grau-du-Roi
« La joie est immense. Les portes s’ouvrent. »

Une histoire racontée sans raccourci

Les premiers pas de l’aventure

  1. 01

    Le point de départ

    Un projet qui change de route

    À l’origine, Thierry devait s’associer avec deux amis d’enfance pour acheter un camion de restauration rapide. Lorsqu’ils se désistent, Hervé, un ancien camarade de classe, se montre à son tour intéressé par l’aventure.

    Tous les deux partent alors en stop de Nancy jusqu’à Argelès. Ce premier voyage ne ressemble pas encore au lancement d’une entreprise : il s’agit d’abord de plusieurs semaines de vacances sur la plage, avec peu de moyens et beaucoup de curiosité.

  2. 02

    Le premier voyage

    Le déclic sur la plage d’Argelès

    Sur place, Thierry et Hervé rencontrent des vendeurs de boissons. L’activité leur paraît intéressante et fait naître une idée très simple : revenir l’année suivante pour travailler, eux aussi, directement sur les plages.

    De retour dans l’Est, ils achètent une voiture aux enchères. La saison suivante, ils reprennent la route du Sud et s’installent dans un camping à Canet-Plage.

  3. 03

    La première saison

    Premières ventes, premier obstacle

    Ils commencent à vendre des glaces, des boissons, des chouchous et des beignets. Mais après quelques jours, la police interrompt leur activité : ils ne disposent pas des autorisations nécessaires, une obligation qu’ils ignoraient jusque-là.

    Ils se rendent alors à l’agence pour l’emploi. Lorsqu’on leur demande ce qu’ils souhaitent faire, leur réponse reste la même : travailler sur la plage.

  4. 04

    La rencontre décisive

    Monsieur Émery transmet le métier

    L’agence les met en relation avec Monsieur Émery, un fabricant de beignets. Il les embauche d’abord pour la vente, puis propose rapidement à Thierry de participer à la fabrication le matin.

    À la fin de la saison, Monsieur Émery leur offre la possibilité de reprendre son activité. Thierry et Hervé n’en ont pas encore les moyens financiers, mais cette proposition nourrit une nouvelle ambition : créer leur propre activité.

  5. 05

    Le tournant

    Deux autorisations du Grau-du-Roi

    L’année suivante, ils repartent de Nancy pour rencontrer les municipalités du littoral et demander le droit de vendre sur les plages. Au Grau-du-Roi, dans l’escalier de la mairie, ils croisent Monsieur Angolras, marin-pêcheur et élu au commerce.

    Attentif à leur projet, il leur demande de formuler leur demande par écrit. À peine sortis de la mairie, ils achètent du papier et une enveloppe dans un bureau de presse, rédigent leur courrier et le déposent aussitôt.

    Quelques semaines plus tard, chez ses parents à Toul, Thierry reçoit une enveloppe portant le blason du Grau-du-Roi. À l’intérieur : deux autorisations pour exercer leur activité.

    « Il faut laisser les jeunes travailler. »
  6. 06

    Les moyens du bord

    Esmeralda devient le premier laboratoire

    Pour préparer les beignets, Thierry et Hervé achètent une caravane trouvée dans une petite annonce. Elle porte déjà un nom : Esmeralda. Pendant plusieurs semaines, ils la transforment en atelier avec des étagères, un plan de travail, un bac en inox utilisé comme friteuse et son support.

    Ils complètent l’équipement avec un ancien pétrin, des panières et un injecteur manuel. À vingt ans, Thierry prend ensuite la route avec cette caravane, une première expérience marquée par le stress des camions qui doublent et aspirent le convoi.

    Au Grau-du-Roi, ils s’installent sur le parking des arènes, près des toilettes publiques. Le matériel remplit la caravane, mais ils parviennent à y glisser deux matelas pour dormir. Il ne leur reste alors que 200 francs.

  7. 07

    La dernière chance

    Port Viel, la porte qui s’ouvre

    Pendant plusieurs jours, la vie s’organise sur le parking. La personne chargée des toilettes publiques les laisse gentiment faire leur toilette chaque jour. Les repas sont simples et souvent identiques : sardines, pâté ou raviolis.

    Dans le même temps, Thierry et Hervé cherchent un camping où s’installer et exercer leur activité. Les refus s’enchaînent au Grau-du-Roi comme dans l’arrière-pays, et le projet semble sur le point de s’arrêter.

    En revenant des Saintes-Maries-de-la-Mer, ils aperçoivent une pancarte indiquant le camping Port Viel. Le lieu est encore en construction. Après une première rencontre, les propriétaires, Dédé et Liberto, leur demandent de revenir le lendemain. Cette fois, la réponse est positive.

    « De nouveau, les portes s’ouvrent. »

Ce qui était déjà là

Rien n’était écrit

Ce récit des débuts ne parle ni d’un plan parfait ni de moyens considérables. Il raconte une succession de détours, de refus, de rencontres et de solutions imaginées avec ce qui était disponible.

De Nancy au Grau-du-Roi, la première aventure de LOULOU BEIGNET s’est construite grâce à cette persévérance : continuer à avancer jusqu’à trouver l’autorisation, le matériel et enfin le lieu où commencer.